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Sep 052012
 

Thomas D
Prison de Mamouville
Année 12302

L’empire est un mal que nous devons combattre. Il n’est pas trop tard, il n’est jamais trop tard. Seuls certains d’entre nous peuvent le faire, les autres étant habitués à être opprimé sous le joug de cet empire toujours plus nocif pour l’avenir.

Nous étions 7, la résistance était prête. Thomas (votre humble narrateur), Régis, Clément, Julien, Abel, Lucie et Hadrien. Notre objectif : Faire exploser 5 points névralgiques de l’empire : le générateur d’électricité, la plateforme de lancement des vaisseaux, la couveuse à robots, le satellite de télé-communication, et enfin le QG de direction.

Les plans étaient parfaits, nous étions prêts !

Enfin presque, car nous avions entendu parler d’une faille dans notre groupe. 3 parmi nous 7 étaient en réalité des espions, des loyalistes au service de l’empire. Malheureusement, nous n’avions pas le temps de bien parlementer avant de lancer notre attaque. Il nous faudrait comprendre qui est qui au fil des assauts.

Je l’annonce dès à présent, j’étais forcement un résistant, jamais je ne me laisserai corrompre par l’empire.

Première mission : le générateur d’électricité

Abel fut chargé d’organiser cette mission. Il fallait 2 personnes pour la mener à bien. J’ai tout de suite annoncé que j’étais prêt à partir à lui pour faire exploser ce générateur, mais il a préféré partir avec Régis. Je n’avais pas de doutes, ni sur l’un, ni sur l’autre. Et j’étais convaincu que, même si l’un était un loyaliste, il n’oserait jamais se compromettre à saboter la mission.

Par un consentement général, l’équipe est acceptée. Ils partent donc à 2 en mission, et ce fut un grand succès, le générateur tomba !!

Deuxième mission : la plateforme de lancement

Lucie fut chargé d’organiser cette mission. 3 personnes devaient cette fois partir. Très étrangement, elle n’était pas prête à y aller, et à préférer proposer Abel et Régis (les deux victorieux de la mission précédente), et hésitait entre Julien et moi. Le fait de ne pas vouloir partir dans la mission était louche, son discours et ses explications encore plus. J’étais convaincu, Lucie était une loyaliste. Nous ne l’avons donc pas laissé faire partir la mission.

C’est donc Hadrien qui récupéra cette charge.

Entre temps, Julien nous expliqua sa théorie. Selon lui, Régis et Abel se sont parlés durant la précédente mission, et se serait arrangés pour qu’un d’entre eux soit responsable du sabotage. Pour résumer, Régis et Abel seraient des loyalistes, mais qui n’ont pas pu s’entendre durant l’attaque du générateur.

Hadrien proposa alors de changer totalement d’équipe. Ne me faisant pas confiance (de vielles histoires entre nous peuvent peut être l’expliquer), il décida de se choisir, avec Clément et Julien. Je n’avais pas une confiance absolue dans ces 3 là, mais le discours de Julien m’avait convaincu. Avec une courte majorité, l’équipage fut accepté.

La tension été à son comble. J’ai omis de vous dire que sur les 5 attaques prévues, 3 seulement étaient nécessaires pour faire s’écrouler l’empire. Autrement dit, si nous réussissions celle-ci, la victoire était proche.

Et…. la mission fut un succès total !

Troisième mission : la couveuse à robots

J’étais chargé d’organiser cette mission. 3 personnes étaient nécessaires pour celle-ci. Pour moi, la situation était parfaitement claire. Régis, Abel et Lucie étaient les 3 loyalistes, et Clément, Julien, Hadrien et moi même étions les résistants. C’était sûr, jamais un loyaliste partant dans la mission précédente serait resté invisible.

Ma décision était prise : pour montrer ma loyauté (envers la résistance, pas envers l’empire), je décidai de refaire partir mes 3 compatriote de la mission précédente. Là, j’ai fait la plus grosse erreur de toute ma carrière. Vous allez comprendre pourquoi.

Régis a alors réagit très violemment (nous en avons l’habitude, il doit trop prendre de H3K2), expliquant qu’il est impossible que cette mission soit un succès. Il ne croyait pas en ma théorie, ‘normal pour la loyaliste’, me disais-je. Après quelques références à un ancêtre (Navarro de son nom) concernant la technique de défense de Régis, je restai sur mes positions.

A nous 4 (Julien, Clément, Hadrien et moi), nous fîmes accepter la mission.

Et là….. ce fut un échec, notre premier échec. La couveuse resta intacte. Parmi Julien, Clément et Hadrien, il y avait donc un loyaliste caché !!

Quatrième mission :  le satellite de télé-communication

Tout fut bouleversé. Ma certitude tomba en éclat. Je ne savais plus à qui me fier. Seule légère conviction désormais, la défense de Régis était crédible. J’aurais dû le croire avant. Trop tard… Enfin, pas trop tard, après tout il reste encore deux possibilités de gagner, surtout que cette mission est plus complexe pour les loyalistes. En effet, ils doivent s’y mettre à deux pour faire saboter notre attaque. Nous gardons donc nos chances.

Le plus grand questionnement concerna alors la mission 2. Pour avoir attendu la mission 3 pour se dévoiler. L’une des possibilités serait que 2 loyalistes sont en réalité parmi les 3, et qu’ils n’auraient pas réussi à s’arranger durant la mission 2. Si c’est le cas, Hadrien serait relativement disculpé, dans la mesure où c’est lui qui a choisi la mission. Les loyalistes seraient alors Lucie, Julien et Clément. Bizarre tout de même. Et surtout, difficile de disculper aussi facilement Régis et Abel.

Régis fut chargé d’organiser cette mission. Il fallait 4 participants. J’étais convaincu (ou presque) de son innocence, mais lui ne me faisait absolument plus confiance. Seul Hadrien gardait une relative confiance en moi (toute relative, toujours). Régis pensa que Hadrien était louche, et décida de partir en mission avec lui-même, Clément, Abel et Julien.

Un tonnerre de protestation dans le groupe apparu, principalement provenant de moi. Faire partir Julien et Clément ensemble ne m’enchantais pas. Et Abel en plus… Je ne savais pas quoi penser, mais je sentais mal cette mission. Clément avait beau scander  qu’il serait vraiment ‘pas de bol’ de prendre deux loyalistes avec nous, je ne le sentais pas. Hadrien et moi avons protesté (Lucie aussi un peu, mais tout le monde été convaincu de sa félonie), mais la mission partit.

Et là…. à nouveau …. la mission fut un échec. 2 loyalistes se trouvaient donc parmi Régis, Julien, Clément et Abel.

Cinquième et dernière mission : le quartier général

Souvenez vous de mes pensés lors de la troisième mission : « Ca y est, un sabotage rapidement mené, sans accroc ». Car oui, j’aime lorsqu’un plan se déroule sans accroc. Mais non, rien n’y fait, les loyalistes nous ont eu. Il ne reste plus qu’une seule mission pour faire écrouler cet empire. Sur cette mission va se décider l’avenir de l’humanité toute entière. A ce moment précis, un chant s’éleva autour de nous :

Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on Enchaîne?
Ohé! Partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme.
Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

C’était d’actualité : l’ennemi était là, parmi nous, et il fallait désormais le trouver. A ce moment, j’eu plusieurs certitudes : Hadrien, Régis étaient des résistants tout comme moi-même. Coté loyaliste, du fait de ses théories fumeuses et de diverses accusations envers moi, je n’avais plus aucune confiance en Julien. Pour Lucie, mon avis ne changea point. Il fallait donc trouver le dernier ennemi !

Clément fut d’abord chargé d’organiser cette ultime mission. 4 personnes devaient partir. Avant même qu’il ne puisse faire son choix, une réunion d’urgence eu lieu entre Régis, Hadrien et moi-même. Nous étions convaincus que nous étions tous les 3 des résistants, et il fallait décider du quatrième. Je commençais à perdre confiance en Clément. Son assurance lors de la mission précédente, son discours envers Hadrien, tout me laissait croire en sa félonie. Par élimination, il ne restait plus que Abel comme résistant. À nous 3, nous nous sommes convaincu de la loyauté de Abel.

Julien essaya de plaider non coupable, que tout ceci n’était qu’une vile manipulation, peut être de Abel, peut être de Régis, mais rien n’y fait, nous étions convaincu qu’il n’était pas digne de confiance.

L’équipage proposé par Clément fut refusé, tout comme celui proposé par Julien. Abel proposa alors l’équipage suivant : Abel, Hadrien, Régis et moi. C’était notre décision, nous ne pouvions plus revenir en arrière. Je n’étais pas convaincu que cela marcherait, mais bon, il fallait se décider après tout. Nous avons donc accepté tous les 4 cette mission.

Je participais donc pour la première fois à une mission. J’étais tout émoustillé, de voir enfin l’empire et de participer activement à sa chute. De plus, faire exploser le quartier général est une grande fierté. Je partis donc, la boule au ventre à cause de la présence potentielle d’un loyaliste, mais motivé tout de même.

Nous étions proche du but, les 3 premières charges de dynamique étaient posé. La quatrième fut placée également. Nous nous sommes alors éloignés de la structure pour éviter l’explosion. Alors que Abel, chargé d’appuyer sur le bouton pour lancer l’explosion, nous regarda pour avoir nos consentements, une pensée m’a traversa l’esprit, guidée par cette chanson au loin :

Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on Enchaîne?
Ohé! Partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme.
Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes. »

Mon esprit vif remarqua le message caché depuis une éternité dans ce message :

Ami, entends-tu le vol noir du corBEau sur nos pLaines?

Abel ! Depuis la nuit des temps, les communistes chantent que Abel est un corbeau dont il faut se méfier. Et là, alors que mon regard se posa sur lui, il comprit que j’avais compris. Et je compris qu’il avait compris que j’avais compris. Et même, il comprit que j’avais compris qu’il avait compris que j’avais compris. Mais trop tard. Il appuya sur le bouton, mais aucune détonation ne survint. En lieu et place, Près de 50 robots gardes arrivèrent et nous arrêtèrent pour trahison envers l’empire. Abel, lui, était congratulé par les chefs de la garde personnel du grand ancien en personne.

Dans leur camion, un quatrième prisonnier nous attendait : Julien. En dépits de toute mes croyances, Julien était un véritablement résistant. Les loyalistes infiltrés étaient donc : Abel, Clément et Lucie.

J’étais abasourdi : même si j’avais pu me tromper sur le compte d’Abel, jamais j’aurai pu me résoudre à croire Julien. Et dire que j’étais convaincu après la seconde mission que le sabotage de l’empire serait un succès. Je comprends maintenant pourquoi l’empire est si bien installé. D’autres avant nous ont dû essayer. Mais d’autres après nous essayeront, et j’espère y arriveront. Ce ne sera plus possible pour moi, ni Régis, ni Julien, ni Hadrien. Nous allons être plongé en stase, condamné par l’union pour un mouvement populaire à être reprogrammer mentalement. Pour cela, nous resterons en sommeil durant 5 ans, 5 longues années durant lesquelles tous les épisodes de Navarro seront diffusés en boucle. Après cela, jamais plus nous ne pourrons faire de mal à l’empire.

Sur ce, je pars mes amis, j’espère que mon message sera transmis aux générations futures. Mais, si jamais vous lisez ce message, et que vous voulez détruire cet empire, n’oubliez jamais ces paroles, et continuez à les déchiffrer :

Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on Enchaîne?
Ohé! Partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme.
Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

 Posted by at 13 h 57 min

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